Bienvenue !

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Tataaaaam ! *arrive à la tête d'une fanfare* Ca c'est mon blog ( je pense que vous avez remarqué ) . Je vais parler d'un peu de tout. Mmmmh, enfin surtout de livre et de mangas, mais je ne pense pas me limiter à ça^^. J'espère ne pas trop vous prendre la tête ;-D !
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 10:41

Moi et mon imagination

Moi et mon imagination
Je vais mettre sur ce blog une sorte d'histoire que je suis en train d'écrire. Comme je ne suis ni Tolkien, ni Asimov, ne vous attendez pas à un truc magnifique, mais c'est à vous de voir !
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 10:53

First chapter (moi, l'anglophone)

Dissimulée sous un auvent pour se protéger de la chaleur du soleil d'été, plissant ses yeux de cristal, la jeune fille détaille de loin sa prochaine victime. C'est un homme d'une trentaine d'années, le cheveu grisaillant, un appareil photo autour du cou. Un touriste peut-être, une cible potentielle sûrement. Il est assis devant une table de café, sirotant une limonade et regardant d'un air intéressé la place du marché, bondée. Le regard de l'adolescente est attiré par un petit canif posé sur la table du vacancier. Son apparence lui plaît : des fleurs montagneuses et des oiseaux nacrés s'enlacent sur la surface de bois sombre. Elle tiraille distraitement une de ses mèches noires, puis s'approche discrètement de l'homme. Elle s'arrête, jette un rapide coup d'½il pour repérer de possibles forces de l'ordre, puis reprend sa marche. Elle accélère, profite d'un moment d'inattention de sa cible pour subtiliser l'objet et repart tout aussi tranquilement. Derrière elle, l'homme a regardé la table, puis la jeune fille, seule coupable possible aux alentours. La connexion se fait dans son esprit et il se lève brusquement, hurlant au vol. La voleuse bondit, volant presque au-dessus du sol, tentant d'éviter marchands et surtout policiers.


Chapitre
1
C
ourir, courir. Surtout, ne pas s'arrêter. Je serre contre moi l'objet volé : un petit canif. Pas grand chose, à priori, mais d'après les cris qui ont retenti quand ma victime s'est aperçue du vol... J'en ai encore les oreilles qui sifflent !
Maintenant, je fu
is les policiers. C'est qu'ils me connaissent bien maintenant ! J'ai dû échapper au commissariat une bonne douzaine de fois depuis que je suis née. Et je n'ai que 14 ans. D'ailleurs, ils m'ont reconnue :
- Sania Tre
ll ! Cette fois, si on t'attrape, t'es fichue !
J'écla
te de rire et leur balance, moqueuse :
-Sauf que vo
us ne m'avez pas encore attrapée ! On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué !
Ils ne po
urront jamais m'avoir ! En plus, c'est le jour du marché. Vous voyez le genre : plein de monde partout, les étals, les chiens/chats/animaux-de-petite taille-sur-lesquels-on-trébuche-facilement, des gosses qui traînent un peu partout, enfin bref, un capharnaüm indescriptible où je peux me fondre. À moins que...c'est quoi ce tumulte devant moi ? Soudain un policier surgit devant moi, bousculant les étals. Je m'arrête et jette un regard autour de moi. Pas d'issue ! Le policier s'approche de moi, sûr de lui. Les autres arrivent à toute allure derrière moi, bousculant une bonne douzaine de personnes indignées. Je rassemble mes forces...et bondis sur le représentant de la loi. Il ne s'y attendait pas, et se renverse sur le goudron. Je fuis pendant que le pauvre homme se fait incendier par ses camarades. Oh, mais...il y en a encore ! Je suis cuite si je ne trouve pas une solution dans les 10 secondes. Je me précipite dans une tour à moitié délabrée dans l'espoir de les semer. Espoir déçu, parce que le groupe se rue sur moi comme une meute de chiens poursuivant un cerf agonisant. Coup de chance, la porte du vieux bâtiment est ouverte. Je m'engouffre à l'intérieur et claque la porte. Je cherche un moyen de m'enfermer à l'intérieur. Les policiers brutalisent inutilement la poignée. Pourtant, je ne l'ai pas verouillée ! Qu'est ce qui se passe ?
Une
colone de lumière turquoise se forme au centre de la pièce. Je me raidis. Je n'aime pas me l'avouer, mais j'ai peur des phénomènes paranormaux. Le pilier grossit ; je saute près de la porte et tape dedans à coups de pieds, mais cette tentative se solde par un échec cuisant et une affreuse douleur au gros orteil gauche. Et zut ! Qu'est ce que je fais maintenant ?
A l'extérieur
, les policiers cognent sur la porte et me crient de leur ouvrir. Je leur réponds que je ne demanderais pas mieux, et que s' ils pouvaient faire venir un sérurier dans les plus brefs délais, je ne volerais plus jamais rien. Peine perdue, ils ne m'écoutent pas. De toute façon, il est presque trop tard : La collone n'est plus qu'à quelques centimètres de moi. Je me recroqueville et j'attends...je ne sais pas ce qu'il va se passer, mais j'ai l'impression que ça va être atroce.
Je prie pour que tout se passe rapidement quand mes mains entre en contact avec la lumière turquoise. Je ressens un froid intense qui envahit mon corps, fige mes pensées. La colone vire au rose pâle, puis au vert feuille, et enfin prend une intense teinte bleue océan. J'entre dans le pilier et le froid me saisit. Un froid horrible, insuportable.
Là,
je crois que j'ai perdu connaissance. L'air se réchauffe, j'ouvre les yeux. Je reste ahurie. Referme les yeux, les rouvre. Mais bon sang, c'est pas possible ! Il y a à peine quelques minutes, j'étais dans une tour. Maitenant, je suis toujours dans une tour. Jusque là, tout va bien. Sauf que celle où je me trouve, même si elle est aussi délabrée, n'est pas la même, j'en suis sûre. Au plafond, il y a un oiseau perché. Pas une pie ni un pigeon,non. C'est une sorte de grand perroquet-cygne avec un bec argenté pointu de la taille de mon avant-bras, un long cou et des plumes bleues électriques et noires luisantes. Malgré la beauté de son plumage, il m'inquiète. Je glisse dicrètement vers la porte et butte dans un caillou ( qui trainaît justement au mauvais endroit, comme de bien entendu ). L'oiseau a dû m'entendre, car il sursaute et tombe de son perchoir. Il s'écrase lamentablement sur le sol où il reste à pousser de petits cris pitoyables. Il tourne sa belle tête noire vers moi et, dans ses yeux cyans, je vois un appel au secours. Même si je le crains un peu, son regard m'attendrit. Je m'approche prudemment de lui ( je l'aime bien, mais je ne suis pas folle. Enfin, pas complètement. ). Je grimace en voyant la courbe bizare de son aile. Le pauvre doit se l'être cassée dans sa chute. Je le prends en pitié et l'installe confortablement sur un tas de feuilles mortes. Puis j'ouvre doucement la porte vermoulue qui pousse un grincement de protestation et reste stupéfiée par le paysage qui s'offre à ma vue.
-Wahou !
C'est le seul mot qui
peut le décrire, ce paysage. Peut-être avec "magnifique", "superbe" et "sublime". Et encore !
Imaginez une plaine verdoy
ante, parsemée d'immenses arbres, avec en arrière-plan de petites montagnes d'où coule une rivière claire. Et, illuminant tout ça, un jeune soleil...blanc. Bizare. Par contre, aucun signe de vie. À part les arbres fruitiers autour de moi, des sortes de saules pleureurs à trois troncs blancs striés d'argent et à écorce lisse . Drôles de fruits : ayant l'apparence de poire, de couleur dorée avec des feuilles vertes intensément foncées en forme de c½ur. Je me dirige à petits pas circonspects vers les arbres en jetant des regards méfiants autour de moi. Je saisis un de ces fruits et le renifle. L'odeur qui s'en dégage fait gargouiller mon estomac. J'ai faim, une faim dévorante. Je mords dans la poire et aspire le jus translucide et sucré. C'est bon ! Je n'en n'ai jamais vu sur Terre. Parce que je n'ai pas l'impression d'être sur Terre. Tiens, c'est vrai : où est-ce que j'ai débarqué? Bonne question, non?
Je m'appr
oche du petit ruisseau et trempe ma main dans l'eau. Je la retire aussitôt, l'eau étant glacée. Elle a l'air potable, donc j'en bois un peu. Je pousse un cri : j'ai l'impression d'avoir avalé un bloc de glace descendu en direct de la montagne à mon estomac. Un bruissement derrière moi me fait sursauter. Je me retourne vivement pour entrevoir une silhouette monter en flèche dans le ciel vers le nord. Je secoue la tête : ça existe les oiseaux à écailles ? Jolies écailles, d'ailleurs. Vert émeraude. Et encore, ce n'est pas les écailles qui me dérangent, non. C'est juste que ( j'ai pu mal voir ) le présumé oiseau avait une vague forme humaine et portait des vêtements. Je grimace en pensant que je suis soit devenue folle, soit en train de dormir. Je remonte vers la tour et, perdue dans mes pensées, je trébuche et m'étale à terre. Aïe ! La douleur est réelle, je ne rêve pas. Mais je suis sûre à 99% de ne pas être folle. Quant au 1% restant...
Dans la tour
, le volatille m'attend. Il a faim mais ne peut plus chasser. Je me lance à l'attrape-mouche et, au bout d'une bonne demi-heure d'échecs, un insecte d'une stupidité effrayante tombe dans le bec ouvert de mon oiseau, qui l'avale goulûment. Mais une mouche, ça fait pas beaucoup de viande. Va falloir que je trouve mieux. Je crois avoir aperçu quelque petits poissons dans le ruisseau. Faudrait une cane à pêche. Je m'en taille aussitôt une dans un roseau rougeâtre grâce au canif volé et cherche une corde. Mon lacet de basket fera l'affaire. Maintenant, un objet pointu. Le fil dont je me sers pour crocheter les portes ( non, je sais, c'est mal. Mais faut bien vivre ! ). Et pour finir, l'âppat. C'est là que ça se corse : j'ai horreur des vers de terre. Rien que d'y penser, j'en ai la chair de poule. Un cri perçant de l'oiseau me fait aterrir les quatre fers en l'air dans l'eau froide du ruisseau. Je me précipite, effrayée, vers la tour. Le pseudo-perroquet pousse un deuxième cri victorieux. Il tient un lombric brun qui a fait la grossière erreur de passer au mauvais endroit, au mauvais moment. J'ai trouvé mon âppat ! Le léger problème, c'est que cet imbécile d'emplumé ne veut pas lâcher sa proie. Alors, je ruse. Je tourne autour de l'oiseau qui finit par avoir le tourni. Un moment d'inattention, et je lui dérobe sa victime. Avec une moue dégoutée, je file l'acrocher au fil de fer, tandis que le volatille me poursuit de ses cris d'indignation.
Une demi-heure plus tard,
je me dis que la pêche, finalement, j'en ai ras la casquette. Une force irrésistible m'arrache soudain la ligne des mains. Sous l'eau, un éclat bleu, des écailles et de longs cheveux blonds. Je hurle et m'éloigne à toute allure en manquant de glisser sur le sable grossier des berges de la rivière. Qu'est ce que c'était ?
Sous mes yeux stupéfaits, un énorme
poisson jaillit de l'eau et atterit devant moi dans un nuage de poussière, encore tout frétillant. Dans l'eau, une silhouette nage et remonte le courant avec une extraordinaire vélocité. Une main écailleuse surgit de l'eau, puis tout le corps, et s'envole vers le coucher de soleil.
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 11:04

Mouhaaaaahaaaa ! (la psychopathe)

Mouhaaaaahaaaa ! (la psychopathe)
Mouhaaaaa :

D
ate de naissance : 25/09/1993
S
igne astro : Balance
F
rères et s½ur : une petite soeur
Co
uleur de cheveux : bruns
Co
uleurs des yeux : verts
Cl
asse : 3eme
M
atière préférée : français / arts plastiques
M
atière testée : maths (bouhaaaa !)
C
hanteuse/Chanteur : euhhhh...
G
roupe : Deep Forest
tier plus tard : dessinatrice ou écrivain ou les deux
Jo
ur/Nuit : nuit
Saison : printemps
D
essins animé préfèré : ???
Héros préférer : Gandalf et Nora
Ce
que tu préfères dans la journée : aucun !!!
Ce que tu déteste dans la journée : le réveil qui sonne *bam !*
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 11:12
Modifié le dimanche 13 janvier 2008 11:28

Neuzième sapitre (retombée en enfance)

Neuzième sapitre (retombée en enfance)
Un doux rire me réveille, comme les rayons de l'astre du jour naissant m'éfleurent le visage. J'entrouvre les yeux, curieuse. De grands yeux saphir encadrés par de longues mèches d'or me regardent. Ils mangent la moitié d'un ravissant visage ovale au menton pointu, couvert de délicates écailles d'un bleu nacré. Écailles ? Je sursaute. La créature s'écarte, effrayée, et déploie ses ailes étincellantes. Elle prend son envol. Je crie :
-Atte
nds !
L'ange écaill
eux a l'air encore plus paniquée et s'enfuit à tire-d'ailes, me laissant à nouveau seule.
Quelle idi
ote je suis ! La pauvre avait des intensions amicales et je l'ai fait fuir ! Mais, qu'est ce que c'était ce... enfin, cette...appariton ? Ce monstre ? Cette personne ? Il est clair que l'ange est doté de bon sens, d'humanité. À quelle peuplade étrange appartient cette fille ? Sont-ils belliqueux, ou plutôt amicaux ? Pour le savoir, il faudrait que je me montre. Hmm. Faudrait que tu trouves une solution plus brillante, Sania. T'es vraiment stupide ! Bon, pour en revenir à la fille et à l'autre vert...Quels drôles d'oiseaux !
À propos d'oiseau...Où il es
t, mon ami d'infortune ? Un cri retentissant m'informe de sa situation. Je marche, heureuse, vers lui, quand je le vois sortir de la tour en sautillant. Oh mon Dieu, qu'il est grand ! La base de son cou m'arrive à la moitié de la cuisse. Quand il étire son long cou sinueux de cygne, sa tête atteint presque mon coude. Je remarque son ½il intelligent et malicieux qui me fixe. J'y trouve un air humain. Je m'aperçois que sa blessure a été soignée, par je ne sais quel miracle. Je dis à l'oiseau, un peu triste :
-Tu es guéri...
Tu peux partir maintenant.
Le volatile m
e dévisage gravement. Son regard accroche mes yeux, un courant électrique me parcourt. Je ressens des sensations qui ne sont pas à moi, j'ai un mouvement de recul. Les pensées m'envahissent. Ce sont celles de l'oiseau. Les sentiments me disent en gros :
-"Reconnaissant de m'avoir
soigné...rester avec toi...pour te protéger..."
Touchée, je me baisse et enl
ace l'oiseau, comme un ami, un compagnon de voyage.
Je décide d'e
xplorer le territoire en suivant le cour du ruisseau. Pour trouver les autochnones. Avant de me mettre en route, je dévore deux poires d'or en guise de petit déjeuner, pendant que l'oiseau s'envole pour chasser. J'admire son balai aérien : il a un vol étonnament fluide et rapide ! Enfin rassasiés, nous entammons notre voyage.

Voilà trois jours que nous sommes partis, et il n'est rien arrivé de notable. Pas de trace de civilisation ou d'anges à écailles. En revanche, il y a un grand nombre de traces d'animaux de tout genre : des grandes empreintes, des plus petites, des griffues, des profondes...Mais je n'ai pas encore croisé de bestioles bizarres. Mais ça ne saurait tarder. La nuit dernière, un animal, sûrement volant et de belle taille, est venu me rendre visite. Rien que de penser aux traces monstueuses qu'il a laissé, j'en ai encore des frisson. Heureusement, il ne m'a pas goûtée. J'ai bien fait de pas crier ! En même temps, j'en aurai été incapable : j'étais proprement tétanisée par la peur ! J'espère ne pas faire d'autres mauvaises rencontres...

Un lac ! Je vois un lac ! Une imm
ensité turquoise avec, au milieu, un petit volcan tout fumant. Je cours vers l'eau et y trempe un doigt. Je suis stupéfaite : l'eau est à une température très agréable, une vingtaine de degrés. Je me jette à l'eau après avoir oté mon pantalon et mon bouson. Le fond est recouvert d'un sable blanc et doux. Les berges sont bordées de grands arbres qui ressemblent plus ou moins à des cocotiers, avec des gros fruits de la taille et de la forme d'un ballon de rugby de couleur violet et des feuilles vert pâle. Comestibles ? Je nage vers l'arbre le plus proche.
La
nuit tombe mais je n'ai pas sommeil. J'admire les trois lunes qui éclairent la plage. Une d'or, une d'argent et une de bronze. J'ai passé l'après-midi à nager et à me gaver des fruits violets. Comme les noix de coco, ils ont une coquille très résistante mais ils sont absolument lisses. À l'intérieur, il y a un lait, blanc bleuté, sucré et rafraîchissant. Je n'arrivais pas à les casser et ça m'a mis en colère. Mon emplumé d'oiseau l'a sentit, a saisit une noix entre ses serres et l'a tout simplement brisée. Je l'ai remercié et il m'a lancé un regard du style : "De rien." J'ai décidé de lui donner un nom. Éclair ? Commun. Ouragan ? Bof. C'est en le regardant tourbillonner dans le lac que j'ai décidé : Poséidon, comme le dieu de la mer dans la mythologie greque. Joli, non ?
Maintenant, je marche le long de l'eau pour rejoindre la forêt proche. Soudain, je sursaute : des traces de pas ! Mais je ne suis pas pase par là...
À l'orée de la forêt, perché sur un grand roc blanc, je le vois. Ses cheveux noirs sont lâchés dans son dos, percés par deux longues oreilles pointues. Ses yeux en amande sont vert émeraude, comme ses écailles. Il posséde une grande paire d'ailes de chauves-souris à moitié translucides. Il est vêtu d'une brigantine et de chausses verts forêt, ainsi que d'une paires de bottes de cuir noir qui lui montent jusqu'aux genoux. Une ceinture retient une grande épée et deux longs poignards. Dans son dos, il y a aussi un arc et des flèches. Devant cet étalage d'armes, je n'ai plus trop envie d'avancer et me prépare à fuir bravement, quand cet imbécile de Poséidon pousse un cri perçant, qui me fait sursauter. Ma parole, il a envie de finir en brochette ! L'ange a bondi, et, dans un temps record, a encoché une flèche et bandé son arc. Il pose une question que je ne comprends pas. J'avance, tremblante. Il me regarde, stupéfait par ma peau claire dépourvue d'écaille. Il baisse son arme et se dirige vers moi, méfiant. Malgrè moi, je le détaille : son visage est félin, avec des grands yeux et un menton pointu, comme la bleue. Il doit avoir à peu près mon âge. Mmh, dommage qu'il ne soit pas humain. Puis je me reprends. Il est peut-être agressif, et moi je reste à l'admirer comme la dernière des idiotes ! Non, mais qu'est ce qui m'arrive ?
Posé
idon se pose à mes pieds, protecteur. Brave volatile ! L'ange sursaute en le voyant, et tend la main vers lui. L'oiseau fait quelques pas hésitants vers lui, l'observe et pose sa tête dans la main tendue. Il se retourne vers moi : nouvel échange de pensées.
-"Pas e
nnemi...gentil...suivre chez son chef..."
L'ange
me tend la main en geste d'amitié, un sourire aux lèvres. Je la prends et frissonne au contact tiède des écailles. Nous nous enfonçons dans la forêt éclairée par la lune.
Sur l
e chemin, nous faisons connaissance. Il se montre du doigt :
-Fea
lin, dit-il avec un drôle d'accent chantant, puis il me désigne d'un mouvement de tête.
-San
ia, je réponds.
I
l le répète à voix basse, sourit en rejetant ses longs cheveux noirs et m'entraîne dans les méandres d'arbres. Nous arrivons près d'un torrent d'eau froide. Fealin attrape une petite flûte à trois trous, de laquelle il sort une trille mélodieuse. Le même son lui répond de l'autre côté, et, dans un bruissement d'ailes, un autre ange s'envole de la rive opposée et se pose avec légèreté devant nous. C'est une femme, semblable en tout point à Fealin. Même cheveux brillants, même écailles de joyaux...Mais elle porte un bandeau noir sur les yeux. Aveugle ? À part cette singulière différence, elle est vétue d'une longue jupe noire fendue sur les côtés jusqu'à mi-cuisse ( sûrement pour faciliter les mouvements ), d'une cuirasse d'argent ouvragée de feuilles et de fleurs, de longues bottes qui lui arrivent aux cuisses et les inévitables armes ( épée, poignards, arc et flèches ). Sur ses bras dénudés, je remarque que ses écailles sont sculptées ts finement. Joli.
Mon guide lui dit quelques mots. Elle y répond d'un hochement de tête, s'agenouille devant Poséidon et tend la main vers lui. L'oiseau renifle les gravures, frotte sa gorge dans la paume de la fille. Je sursaute : les tatouages se sont illuminé brusquement ! La fille a vacillé, surprise. Elle s'incline devant Poséidon et se relève vers moi. Elle tend à nouveau les mains et "regarde" mon visage. Elle parait étonnée de ma peau douce et...de la longueur de mes cheveux !? Il faut dire que la chevelure de Fealin lui arrive quasiment aux reins, et celle de l'autre la dépasse largement de dix bons centimètres. L'a de quoi être surprise : mes malheureux tifs raides atteignent difficilement le milieu de mon dos. Puis la fille me contourne et constate l'absence d'ailes. Elle soupire, décontenancée, puis jette quelques mots à Fealin. Il s'approche, tandis que Poséidon me transmet :
-"Pas t'inquiéter...te transporter plus loin...jusqu'à la ville..."
Su
r ce, les deux anges me prennent chacun un bras et se mettent à battre des ailes. Mes pieds décollent du sol petit à petit. Ouha ! Au secours ! J'espère que je ne vais pas avoir le vertige...
# Posté le dimanche 20 janvier 2008 09:21