Pub pour mon forum.

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Voilà l'adresse du forum que j'ai créé de mes petites mains. Il a besoin de VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVRE (ma créatûûûûûre !). Cinglée. Brefs, ça serait cool de venir l'animer un peu. Voilà voilà !

Clic ! Clic ! Clic !

# Posté le lundi 04 février 2008 14:29

Modifié le samedi 08 mars 2008 13:33

Allez...Chapitre 3

Beuh...Ça fait deux heures qu'on est là-haut. En ai plein l'dos. Et puis, quand je regarde à mes pieds, des arbres, toujours des arbres. Monotone. Poséidon me remonte le moral avec des chants magnifiques que mes porteurs ont l'air d'apprécier. Je suis crevée. Je me demande si je ne vais pas m'endormir. Je baille...
Je rêve de trucs complètements loufoques. Un dragon d'argent bleuté survole une montagne enflammée. Il porte une petite silhouette sur son dos. La créature s'approche et je distingue son cavalier : c'est moi ! Moi, mais différente. Ma tignasse est trois fois plus longue. Je tiens une épée et je porte une armure !
Quand je me réveille, je sursaute en voyant le sol à une bonne centaine de mètres de moi. Les anges sont tellement surpris ( comme par une décharge électrique ) qu'ils sont à deux doigts de me lâcher. La fille grogne et me serre le bras. Aïe ! Fealin resserre sa prise et bat plus puissament des ailes. Poséidon m'agrippe par derrière et me tire vers le haut. L'équilibre est rétabli et nous continuons à avancer, durement, mais sûrement.

À la fin de la journée, alors que le petit soleil disparait à l'ouest et que les trois lunes font leur apparition avec les étoiles, nous arrivons en vue d'une immense cité dominée par une petite forteresse, plantées toutes deux au milieu d'un étang de taille respectable. La ville est entièrement de pierre grise violacée. Autour des bâtiments, il n'y a que de l'eau. Les hautes murailles sont ponctuées de tours à intervalle régulier. Je m'étonne : pas de porte ? Puis je repense à mes guides. Bien sûr. Comment n'y ai-je pas pensé plut tôt ? Pas besoin de s'embarraser à percer une porte quand on a des ailes.
Nous faisons notre atterrissage dans une des tours de la citadelle. C'est une petite salle décorée de nombreuses fresques représentant un loup ailé, un dragon, un poisson à corne... Le plafond est constellé d'étoiles. Poséidon émet une série de petits sons flûtés. La fille saisit son instrument et lui répond de la même manière. Puis elle s'envole par la fenêtre.
Poséidon me transmet :
-"S½ur de Fealin...Kiena..."
Je m'en doutais. Fealin et elle se ressemblent beaucoup extérieurement. Et dans la façon de se déplacer...Même fluidité, même facilité de mouvement, même grâce...Je secoue la tête. Non mais ça va pas, Sania ! Comment un garçon comme lui pourrait s'intéresser à toi, humaine sans importance ? Assez mignonne au demeurant. Cheveux noirs, yeux gris d'argent, peau très pâle et silhouette légère. Et puis, après avoir passé quasiment toute mon enfance à fuir la police et à me battre contre les gamins de mon quartier, je suis relativement musclée. Je ne suis pas très grande, ni trop petite d'ailleurs. 1 mètre 62, 52 kilos. Tout baigne ! Il n'en est pas moins que nous ne sommes pas de la même race. Adieu donc, rêves d'amour et de bonheur ! Ici, on garde les pieds sur terre. Enfin, façon de parler.
Fealin me prend la main et m'entraîne à travers un dédale de couloirs. Les couloirs de pierre tantôt blancs, tantôt violets sont sculptés d'arabesques d'or. Nous traversons de nombreuses salles ; beaucoup sont vides. Les occupants des salles sont aussi des anges. La plupart ont soit les écailles vertes et les cheveux bruns, soit bleues et les cheveux blonds, mais d'autres forment un exotique mélange des deux. Ce qui m'étonne, c'est qu'aucun ne dépasse 1 mètre 65 environ. Je remarque que quelques uns grimacent et chuchotent furieusement à notre passage, dévisageant Fealin ( qui les ignore superbement ) avec une moue de dégoût et de haine. Pourquoi ? Tous me regardent d'un air surpris. Certains plissent le nez, comme si je les importunais. J'ai envie de crier "Allez vous faire voir, bandes de snobs !". Mais je pense pas qu'ils apprécieraient. S'ils comprennent !
Fealin s'arrête devant une immense porte d'argent incrustée d'éclats d'émeraude. Elle est gardée par deux grands anges bleus au visage de marbre, parés d'or et de saphir. Les soldats saluent sèchement mon guide et me jettent un regard de travers. Grâce à un imperceptible mouvement, les majestueuses portes s'ouvrent, étonnament silencieuses. Nous entrons dans une salle luxueusement décorée. Les murs sont bleus océan ornés de lignes argent ; le plafond forme une coupole ajourée d'une multitude de fenêtres vitrées de verre bleu, nimbant la salle du trône d'une lueur apaisante. Dans le fond de la salle, une immense tapisserie est tendue, représentant un arbre émeraude cerclé d'une rivière saphir sur fond blanc. Au centre de la pièce est placé un immense trône de cristal. Le roi y est assis. C'est un jeune ange un peu plus agé que moi, aux écailles vertes foncées et yeux bleus clairs. Ses cheveux blonds brillent à la lumière vive de l'immense lustre de verre étincellant de flammes bleues. Il est vêtu d'un manteau de soie vert d'eau ; sur sa tête est posée une couronne d'or sertie de saphirs. Fealin s'approche et s'incline devant le roi, posant sa main droite sur son front et la gauche sur sa poitrine. Celui-ci fait un signe de tête. Fealin se met à parler, de son langage fluide et rapide. Je suppose qu'il raconte notre rencontre. Poséidon s'avance près de moi et frotte sa tête sur ma main. À sa vue, le souverain sursaute. Fealin se dépêche d'expliquer la présence de l'oiseau. Le roi acquièce et dit quelques mots à mon guide. Poséidon me transmet :
-"Roi Gwenl...veut te demander plus tard...pour l'instant...te reposer..."
Fealin m'entraîne de nouveau dans les corridors et m'emmène dans une petite chambre. Elle est meublée d'un lit de bois blanc, d'une table de chevet, d'un coffre cerclé de métal rose, d'un bureau et d'une chaise. Une applique de cristal pend au plafond, le mur gris est percé d'une grande fenêtre vitrée encadrée de rideau. Poséidon transmet :
-"Notre chambre...contente ?...aller avec Fealin..."
Je hoche la tête. Fealin sourit et sort de la chambre. Je le suis. Il me fait visiter le palais, me montre où je pourrais me laver ( ça veut dire quoi, ça ? ), me reconduit à ma chambre et me laisse seule.
Je me repose quelques minutes, le temps de ranger mes pensées. J'ai envie de me laver et de marcher. Je sort de la chambre et entreprend de chercher la salle de bain. Avec l'aide de Poséidon, je la retrouve au bout de nombreux détours. Oh ! C'est pas une baignoire, ça ! Une piscine de pierre blanche et douce - genre calcaire très solide - circulaire d'environ dix mètres de diamètre. Au centre, deux grands poissons de marbre noir crachent de l'eau. L'eau est légèrement bleue, chaude. Je me déshabille et entre dans l'eau. Ah ! J'ai pas pieds ! Je m'agrippe au bord et teste la profondeur. Il y a deux fois ma taille ! Surtout, faire gaffe...
Je nage pendant un bon bout de temps, puis je vais me chercher une immense serviette blanche dans un des nombreux placards. Je regarde mes habits. Hum. Plus trop propres, faudrait les laver. Je soupire, les enfile pendant que Poséidon batifole dans l'eau, puis nous retournons dans la chambre. Quelqu'un a posé des vêtements sur mon lit et a déposé une sorte de panier couvert d'une épaisse couverture de laine ( ou du moins, ce que je considère comme tel ), pourpre avec une bordure dorée, pour l'oiseau. Je déplie les habits : il y a des chausses noires, un pourpoint de soie argentée et des bottes de cuir, le tout accompagné d'une cape et d'un capuchon du même bleu que les plumes de mon oiseau avec une broche d'argent en forme dragon. Je les enfile avec satisfaction, puis je décide de découvrir la ville dans la nuit.
Personne ne m'empêche de sortir et je me retrouve bientôt dehors. Je me rends aussitôt compte de ma bêtise : JE NE SAIS PAS MARCHER SUR L'EAU !!! Alors que je trépigne devant ma stupidité, je remarque des passerelles qui relient les différents quartiers. Je grimace. Les passerelles en question sont horriblement étroites, il n'y a pas de parapet. Essayons, essayons.
Je monte les marches de la tour, contemple le pont de pierre sombre et y pose un pied pas très assuré. Puis un autre. Je me sens si légère ! Un sort, peut-être, qui évite aux animaux ( et à tous ceux qui n'ont pas d'ailes en général ) de s'écraser sur l'eau bleue qui miroite à...mmmh, un bon kilomètre de la passerelle.Ce pont ne me fait plus peur, je franchirai aussi tous les autres. Enfin, en espérant que le sort ne lâche pas...

Je me promène dans la ville éclairée de nombreux lumignons blancs, rencontrant le peuple. Il y a tellement de monde dans les rues que je n'ai pas l'impression d'être la nuit. Quand est-ce qu'ils dorment ? Je suis stupéfaite : ils sont tous armés ! Certains plus que d'autres. Tous me regardent, étonnés. Je brave aussi quelques regards menaçants. J'emprunte les passerelles sans la moindre peur. Je suis émerveillée par les couleurs, les objets, les sons... Tout est superbe ! Mon regard est captivé par leur monnaie ( vieux réflexe ). C'est une espèce de métal violet frappé d'un oiseau, que je n'ai pas le temps de détailler à cause de regards...agressifs, disons. Il y a des animaleries, des maraîchers, des joaillers. Les animaux sont stupéfiants : tellement d'animaux mythologiques ! Je vois des griffons, des licornes, des pégases mais aussi des animaux plus normaux mais rares, comme des lynx, des tigres blancs, des perroquets multicolores, des cygnes noirs. Et les bijoux...Finement ciselés et représentant des animaux, des arbres, et en différent matériaux plus ou moins normaux. Je suis tombée en arrêt devant un magnifique pendentif de cristal bleu et lumineux ornementé de millions de minuscules oiseaux noirs, mis en valeur par un écrin de soie blanche, mais le regard suspicieux du marchand, un petit aëlir vert à l'½il inquisiteur, me fait reculer ( comment a-t-il fait pour reconnaître une voleuse ? J'espère qu'ils n'ont pas de systèmes de détection spéciaux, ou le métier va devenir difficile...). Je ne remarque pas la silhouette verte qui m'observe et suit mes pas. J'explore toute la ville, puis, épuisée et les pieds en compote, je décide de rentrer. Je franchis les passerelles.
À la dernière, mon pied est agrippé par quelque chose. Je n'ai pas le temps de baisser les yeux. Tout mon corps est entraîné vers le bas. Je tente de m'agripper au rebord, mais mes doigts griffent inutilement la pierre noire. Poséidon enserre mes épaules et essaye de me remonter ; peine perdue. Je tombe vers l'eau tandis que l'oiseau pousse un cri de désespoir et se place en dessous de moi. Mais il est fou ! Le choc va le tuer ! Je crie :
-Poséidon ! Sauve-toi tout de suite !
L'oiseau, faisant fi de mes paroles, entame un mélodieux chant ( de deuil ??? ). Il m'endort. J'ai juste le temps d'aperçevoir l'eau se raprocher à toute vitesse, avant d'entendre un cri : "Sania !"
Allez...Chapitre 3

# Posté le samedi 22 mars 2008 07:33

Other blogs, other life.

Other blogs, other life.
Comme le dit le titre, voilà mes 2 autres blogs. Pas du tout le même contenu que celui-ci, je vous rassure ^^
U
n Blogspot et un blogus.
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# Posté le samedi 19 avril 2008 10:31

Meuh les gens...

Ben non, le blog est pas mort. Juste je sais pas quoi dire. Ah si, je me suis mise au graphisme. Genre :

Fée

Fille et fleurs

Euh...bizarre ? ^^

Coucher de soleil

Orage rouge

Si vous avez des commandes à passer, laissez un comm.
Meuh les gens...

# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:34

Mwahahahaha...chapitre quatre.

Chapitre 4

J'erre dans mes rêves. Je croise des ombres, dans un monde brumeux et sinistre. Elles se resserrent autour de moi comme des prédateurs. Leurs crocs étincellent, l'une d'elle, portant un
inquiétant masque rouge sang, se détache du groupe et se jette sur moi...NON !
Je me réveille en sursaut. Je suis dans ma chambre, Poséidon est dans son panier. Il a les yeux fermés, il dort. À c
ôté de moi, Fealin me regarde d'un air étonné en se frottant la main gauche. Il me sourit et me tend une chaînette d'or avec un pendentif en forme d'étoile. Il est ouvragé de fils d'or entrecroisés sur une émeraude. Je l'attache à mon cou. Fealin dit :
-Tu me comprends, maintenant ?
Je reste quelques
instants stupéfaite, puis réponds :
-Oui, mais...Comment ?
Il me désigne le collier :
-C'est
cette amulette. Habituellement, nous l'utilisons pour comprendre les animaux. Tu es quoi exactement ?
Oh. Super. J'espère qu'il ne me cons
idère pas comme une charmante bestiole d'espèce inconnue. "Subtilité", il connaît ça, Vertes-écailles ? Un peu vexée mais n'en laissant rien paraître, je réponds :
-Une humaine. Où suis-je ?
-Une numaine, hein ? Tu es sur Terre, bie
n sûr ! Dans la ville de Aker'eth'iss, plus précisément. Et toi, d'où viens-tu ?
Je reste silencieuse. Qu'est que vous voulez que je réponde ? "Je viens d'un monde parallèle, qui s'appelle la Terre aussi." ? Il va se payer
ma tête à coup sûr ( je reconnaîs que ce n'est pas cher, mais bon...). C'est pourtant ce que je dis. Fealin me considère stupéfait.
-Comment as-tu pu entrer dans notre monde ?
Je lui conte toute m
on histoire, la poursuite, la tour, la colonne...Fealin m'écoute attentivement. Il dit :
-C'est bizarre...Il y a déjà eu une histoire semblable, je ne sais plus quand.
Poséidon s'est réveillé et s'
est perché à la tête de mon lit.
Après que j'eus fini, Fealin reste un long mo
ment pensif. Puis il lève la tête :
-Et dans ton univers, personne ne possède de pouvoirs paranormaux ?
-À part quelqu
es rares exeptions, non, je réponds en secouant la tête. Y a bien quelques voyants, magnétiseurs et d'autres personnes comme ça, mais leur efficacité n'est pas prouvée.
L'ange dit, hésitant :
-Pourt
ant, toi...
-Moi ? Je n'ai aucun pouvoir. À part celui de disparaître au nez des gendarmes et autres empécheurs de tourner en rond ( pardon, madame
la ministre de l'intérieur ! )...
Je m'arrête pou
r réfléchir, puis reprend :
-Bon...il y a bien les étincelles, mais je ne les contrôle pas du tout. Je ne sais pas d'où ça vient, ni ce que c'est...
-De la magie, souffle Fealin.
-"To
ut à l'heure...à deux plumes de t'écraser...bouclier d'éclairs..."
Je regarde Poséidon, étonnée. Il est vrai que j'ai perdu connaissance avant d'heurter l'eau. Mais si j'ai fait quelque chose de ce genre, c'était
purement instinctif. Je pense, distraite, que des pouvoirs seraient vachement utiles pour mon métier peu recommandable. Puis je fronce les sourcils et me redresse brusquement en me rappellant ma chute :
-J'ai sentis une main saisir ma cheville et tir
er dessus. J'ai glissé, Poséidon a essayé de me retenir, d'amortir ma chute, et avant de m'évanouir j'ai entendu quelqu'un m'appeller.
Le teint
des joues de Fealin s'assombrit, tandis qu'il répond, gêné :
-Heu...C'était moi...
J'esq
uisse un sourire. Je pense que je ne suis pas la seule à éprouver des sentiments pour quelqu'un.
La porte s'
ouvre à la volée. Nous sursautons. Des étincelles bleutées crépitent au bout de mes doigts. Ce n'est que Kiena, qui, malgrè son infirmité, se précipite droit sur son frère. elle a ôté son bandage, mais ses yeux sont fermés.
-Qu'est ce qui s'est passé ? J'ai entendu dire que la chose que tu as trouvé ( merci bien ! ) avait failli avoir un accident. Je t'
avais pourtant dit de la surveiller. Vraiment, toi, on ne peut pas te faire confiance ! Faut que je fasse tout toute seule, ici ! Mais comment va-t-elle ?
-Demande-lui toi-même ! Kiena, ma s½ur jumelle bien-aimée, ajoute-t-il à mon
intention.
Kiena gromelle un " Pousse-toi ! " à son frère et tourne vers moi son regard aveugle. Elle s'assoit au bord de mon lit. Elle reste un moment silencieuse. Puis :
-Ah. Il t'a donné une amulette
. Je sentais un pouvoir. Mais...
Elle fronce les sourcils.
-...il n'y a pas que ça. Tu dégages une aura puissante. Une aura...électrique. Donne-moi ta main.
Je la lui tends. La jeune fille la saisi
t, se concentre. Ses tatouages sont parcourrus de petites étincelles...qui partent de mes mains ! Je me laisse faire. Au bout de quelques instants, Kiena me lâche et soupire :
-Un tel potentiel de
magie ! Cette quantité d'énergie brute...J'ai jamais vu ça !
-Pour les 15 vertefeuilles que tu as v
us depuis que tu es née, ça n'a rien d'étonnant ! Après tout, ça fait à peine 5 ans que tu es devenue magicienne...
Vertefeuille...Hmmm, ça doit correspondre à peu près au printemps. Enfin bref. Kiena se tourne vers son frère, furib
onde :
-Toi, si tu fais pas attention à ce que tu dis, ça va cha
uffer ! Sale gamin irrévérencieux et braillard !
Oh. Quelle insulte ! Je sens que je vais avoir des choses à leur apprendre.
-J'ai fini ma formation de guerrier. Aux ar
mes, tu n'as aucune chance contre moi.
-Et à la magie ? fait Kiena avec un sourire carnassier.
-Allons, tu sais aussi bien que moi que c'est interdit ! Et en polus, je suis nul en magie...
Puis, l'air inquiet :
-Tu ferais pas ç
a à ton frère jumeau, une partie de toi ?
Le sourire s'accentue. Elle fait :
-On parie ?
Elle pointe un doigt en direction de Fealin. Des lianes jallissent du sol et emprisonnent l'ange, tels des s
erpents d'écorce.
Des serpents électriq
ues parcourent mes mains. Je suis fatiguée et la magie me fait...peur. Ben oui. Je secoue les mains pour les faire tomber. Les lambeau lumineux rampent sur le sol jusqu'à s'interposer entre les jumeaux. Puis, totalement indépendament de ma volonté, ils forment une sorte de barrière translucide. Kiena pousse un soupir de déception.
-S'il te plaît ! Laiss
e-moi régler son compte à cet idiot !
Fealin sourit d'un air narquois et lui dit :
-Tu me trouves idiot...Mai
s je suis ton jumeau...Et, à ce titre, je peux lire dans tes pensées. Tu m'aimes, en fait.
Kiena ne dit rien. Elle libère son frère, tandis que mon mur se dissipe. Puis sourit :
-À mon avis, je ne suis pas la seule à t'aimer."N'est-
ce pas, Sélinne ?"
Ces derniers mots m'étaient adressé
s mentalement. Je tente de répondre de la même manière :
-"Je m'appelle Sania. Pourquoi Sélinne ?"
Poséidon se mêle à notre conversation.
-"Langage ancien...signifie Fille de l'o
iseau..."
-"Tu t'y
connaîs, pour un oiseau ! D'où viens-tu ? "
Le volatile laisse planer un silence mystérieux. Pour dire :
-"De loin...pas d'ici...", refusant de nous donner autre précision.
Pendant que nous discuton
s, Fealin nous regarde. Au bout d'un moment, il s'impatiente :-Mais qu'est ce que vous faites ? Pourquoi me laissez-vous à l'écart ? C'est quoi cette histoire d'ancien langage ?
Kiena réplique, sar
castique :
-Tu ne peux pas comprendre parce que t
u es un garçon et, de ce fait, tu as extrêmement de mal à te servir de la graine de supa qui te sert de cervelle.
Fealin plisse le nez, pousse un so
upir et sort de la pièce en gromelant contre la stupidité féminine. Kiena a un petit sourire et me dit :
-T'inquiète pas, il va juste bouder quelques heures. Il espère que tu vas lui courir après, j
e suppose. Des questions, peut-être ?
-C'est quoi, les supas ?
-Tu as déjà du en voir. Ce sont des fruits dorés, avec
des feuilles foncées. ( Elle renifle d'un air méprisant ) Et de toutes petites graines.
-C'est quoi, ces gravures ? je demande en désignant ses avants-bras.
-Ils me permetent de faire de la magie. Je les ai reçues au début de ma for
mation de magicienne. Ce n'est pas douloureux.
-Quel est le nom de votre race ?
-Nous sommes des Aëlire. Quel est le nom de la tienne ?
-Des Humains. Je pense que vos capacités sont supérieures aux nôtres.
Kiena s'étonne, fronce les
sourcils :
-Et...en quoi les Aëlire seraient supérieurs aux Zumains ?
-Vous pouvez voler et faire de la magie.
-Pas vous ? Je veux dire...faire de la magie ?
-Ben non. Même si certaines personnes semblent a
voir des capacités...étranges.
-Je vois. Nous avons une autre particularité, dit Kiena avec un grand sourire.
Elle découvre la base de son cou. J'ouvre de grands yeux étonnés : de chaque côté de so
n cou, il y a trois ouvertures parallèles. Des branchies ?!
-Et oui, nous respirons sous l'eau. D'un côté, j'ai un poumon, et de l'autre, des branchies. Notre race est particulière : elle s'adapte
à tous les types d'environnement. Nos pieds sont palmés, nous avons des écailles protectrices et des ailes.
-Kiena...Quel âge as-tu ? Si ce n'est pas trop indiscret...
-Comme l'a laissé entendre mon
frère bien-aimé tout-à-l'heure, j'ai 15 ans. Sur notre Terre, une année dure 450 jours. J'ai fini ma formation de magicienne il y a 5 ans et j'ai commencé à apprendre à me servir de mes armes après. Fealin n'a appris qu'à taper sur tout ce qui bouge. Remarque, je ne pense pas qu'il soit capable de faire autre chose avec le peu d'intelligence que la nature lui a donné, fait-elle, méprisante.
Une cloche sonne quelque part dans le palais. Je me redresse :
-C'est l'heure de manger ? J'ai un peu faim. Heu...Quelle heure est-il ?
-Douzième heure de la journée. Oui, on va manger un morceau.

Mwahahahaha...chapitre quatre.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 14:36